dimanche 28 juin 2009

Promenons nous dans Tokyo...

Je trouvais déjà que le plan du métro avait l'air compliqué....

Mais depuis j'ai trouvé le plan du réseau ferroviaire...

Ah ah ah....

samedi 27 juin 2009

Derniers préparatifs

       Les assurances, la batterie de l'appareil photo, du doliprane, la carte de crédit, le passeport, la mutuelle, une lampe de poche, 10 culottes, un chapeau, les traveller chèques, les réservations... Je repasse tout dans ma tête depuis une semaine. Est-ce que j'oublie quelque chose ? J'espère que non. Amen à tout les gens qui m'ont aidé à penser aux choses anodines ici, mais qui deviennent indispensables là-bas. 

Nous avons aussi fait provision de nombreux “miyage” dans les boutiques souvenirs du Vieux Lyon. Les “miyage”, ce sont les petits cadeaux que l'on s'échange au Japon. Il est normal d'offrir aux personnes de son entourage deux miyage par an. A son patron, à ses voisins, à ses collègues de bureau, à sa famille, quand on commence un nouveau travail, quand on rencontre des gens, il est recommandé d'offrir un miyage. Cette pratique est entourée de certaines règles de politesse, qui nous semble bien obscures, à nous les européens. On ne doit jamais offrir un miyage contenant des objets en nombre pair, ou pire encore un miyage contenant 4 objets, “quatre” en japonais se prononçant “shi” qui est un synonyme du mot “mort”. La personne qui reçoit le miyage ne l'ouvre pas immédiatement, mais le garde pour plus tard, quand la personne qui l'a offerte est partie. Nous avons donc battu le pavé de la rue Saint Jean pour trouver des miyage “français”. Et c'est là que l'on s’est rendu compte que toutes les petites boutiques de souvenirs locaux étaient tenues par des étrangers. Paradoxal quand on y pense non?

J'essaye de ne pas trop penser aux semaines qui arrivent. Même si je les attends depuis maintenant un an, je ne veux pas trop me projeter. On avancera jours par jours, semaines par semaines. Il ne sert à rien de s'effrayer par avance des obstacles qui nous attendent. Est-ce qu'en revenant je regarderais les rues de Lyon différemment ? Le fait de partir crée déjà en moi une certaines tendresse pour ces places, ces immeubles, et ces lyonnais qui font partie de mon quotidien. 

On a déjà un semblant de programme pour les jours qui nous attendent: Nous partons lundi matin, à 8h15 de l'aéroport Saint Exupéry. Une heure plus tard nous sommes à Londres. Nous avons une longue attente avant le prochain avion (et oui, nous connaissant, il valait mieux compter large, histoire qu'on se perde un peu). Vers 13h nous nous envolons vers le Japon. Va-t-on manger japonais ou anglais à bord ? A moins que ce ne soit l'inimitable bouffe d'avion, dont l'origine est inconnue et le contenu douteux. Le lendemain à 9h10, nous atterrissons (insh'allah) à l'aéroport de Narita.  

J'ai eu quelques petits problèmes avec la notion de décalage horaire. J'étais convaincue qu'on partait lundi, et qu'on arrivait...lundi. Mais oui voyons avec le décalage horaire...+ 8h, - 2h, en partant de Greenwich que l'on multiplie par le Tropique du Cancer... non vraiment ? Bref, la conséquence est que nous n'aurons pas une minute pour souffler le premier jour. Donc comme je l'ai dis nous arrivons à 9h10 à Narita, à 11h nous devons être à l'auberge de jeunesse pour s'enregistrer, et à 14h30 nous démarrons notre premier interview, en compagnie de Maika, une amie d'amie, d'amie, d'amie, de la sœur du grand père d'une amie, et de Sophie et Louise des voyageuses et interprètes de passage qui par un heureux hasard sont à Tokyo et à Kyoto en même temps que nous. Nous parlerons des Ainu, puisque Maika écrit en ce moment une pièce sur la première femme Ainu qui a transcrit leur langue en japonais. 

J'avais programmé une rencontre avec un étudiant lyonnais qui bosse à Tokyo, avec qui j'avais pris contact par l'intermédiaire de son blog (http://nicdumz.blogspot.com/). Le “hic”, c'est que je l'avais programmé le lundi soir...je vous ai dit il y a vraiment un truc qui tourne pas rond entre moi et le décalage horaire... Donc pour l'instant, c'est entre parenthèse. Le lendemain soir, nous rencontrons Yuka et Akiko, d'autres amies, pour discuter des droits des femmes au Japon. 

Voila pour les jours qui viennent. Allez, le départ n'est plus très loin maintenant...

Camille

mardi 16 juin 2009

Le projet

Bonjour à tous et à toutes,

Voici donc le premier article de notre petit carnet de bord du Japon. Le départ est imminent et nous sommes dans nos derniers préparatifs avant le 29 juin. Pour
ressituer un peu notre projet, voici ce que nous aimerions réaliser pendant notre
escapade de six semaines :

Nous ferons principalement des reportages, que nous publierons sur le
site de l’œil d’Hermès ( une association de jeunes reporters dont nous sommes membres: http://www.oeil-hermes.fr/ ) en septembre sur trois thèmes : La place de la femme dans la société japonaise, la place de l’adolescent, et enfin les Ainu. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas les Ainus (rassurez vous c’est normal, la plupart des Japonais eux-même n’en ont pas connaissance (ou les pensent disparus)), c’est le premier peuple à avoir vécu sur Hokkaido, la grande île au Nord du Japon. C’est un peuple pacifiste, qui vit très proche de la nature. Il pratique une religion animiste (croyance selon laquelle toute chose, y compris les objets et les éléments de la nature, comme les pierres, le vent, les animaux seraient dotés d’âmes ou d’esprits). Jusqu’au 19ème siècle leur manière de vivre, en marge de la société japonaise moderne dans différentes tribus, n’a pratiquement pas changé. Ils sont connus pour leurs danses ainsi que leur artisanat, avec les nombreux motifs dont ils ornent leurs outils et leurs vêtements. Aujourd’hui très peu ne sont pas métissés. Ils ont connu, et connaissent encore la ségrégation et le racisme des japonais. Nous avons entrepris ce voyage afin de voir par nous même comment vivent ces descendants des Ainus. Comment préservent-ils leur culture ? Quelles sont leurs conditions de vie actuelles ? Conservent-ils un mode de vie traditionnel ? Pour plus d’informations (dans l'attente de nos propres articles) sur la culture ainu, je vous renvoie à l’article de Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFnous_(ethnie_du_Japon)

Nous allons aussi réaliser un carnet de voyage. Chloé, qui est à l’école EmileCohl (école d’art appliqué de Lyon) se chargera des aquarelles et des croquis. De mon côté, j’ai repris quelques cours de photo et fait pas mal de shoot pour me remettre dans le bain. Après le retour nous allons faire plusieurs interventions auprès des établissements scolaires ou de formation de la région rhône-alpes, et de nos parrains privés. Nous alimenterons ce blog-carnet de bord une fois par semaine si tout se passe bien, en mettant en ligne des textes et des photos.

Nous savons d'ors et déjà où passer la première nuit à Tokyo. Nous avons trouvé une auberge de jeunesse pas trop chère dans le quartier de Asakusa qui longe la rivière Sumida , et se situe à environ à 1h de l’aéroport de Narita. C’est un quartier assez populaire, où l’on trouve plein de petites échoppes, et qui est plutôt connu pour le matériel de cuisine, entre autre les faux aliments en résine ! Voilà pour le premier article, le prochain sera peut-être Made in Japan !

Camille