samedi 11 juillet 2009

Tacaclop Tacaclop, elles changent de ville


Le quartier de Mitaka, un des petits "villages"de Tokyo

Bonjour Tous, voilà un bon moment que nous n'avons pas parlé du voyage à proprement dit. Mille excuses mesdames et messieurs, mais l'équipe a été un peu submergé par la dose de choses à faire en un jour, et a pris des mesures draconiennes. Vous devez savoir que pour être un bon explorateur, à plusieurs choses l'aventurier, chaque jour, se doit : se réveiller de bonne humeur, frais et dispo, malgré les 70° ambiant du four dans lequel il a trouvé le gite, et les éternuements intempestifs des moustiques autour de lui. Mais il doit aussi, faire sa prière à notre père soleil qui veille sur l'explorateur, quand celui-ci n'est pas trop flemmard, et qu'il ne refile pas le bébé à sa copine la pluie. Partir à la cueillette du petit déjeuner il faut ensuite aller, ce qui n'est pas toujours une mince affaire, quand les marées de collégiennes battent le pavées aux mêmes heure que vous. Choisir une destination, repérer le lieux sur la carte de la contrée que nous explorons, profiter de la journée, prendre des photos, dessiner, faires des interviews, observer, écouter, apprécier, détester... Puis rentrer, sans se tromper il faut. Repartir à la chasse ne pas oublier. Tout confier à son journal écrit toujours il doit. Recopier les notes des interviews mieux faut faire nous devons. Prendre une douche froide est agréable, et souper bien accueilli. Parfois ressortir nous allons, et souvent ces soirs là très très tard nous rentrons. Généralement le lendemain fatiguées nous sommes, et une des choses de la journée au sur-lendemain repoussons. Bref, vous l'aurez compris, nous avons décidé que le blog aurait un peu de retard...

Mais voici donc les nouvelles. Nous avons passés quelques fabuleux jours à Tokyo. Nous avons découvert une ville découpée en petits villages côte à côte, qui recèle de petits boui-bouis, et de magasins étranges. Nous avons eu une chance inouïe, et surtout beaucoup d'amis. Nous avons rencontré Maika à plusieurs reprises, une fois pour l'interview, une fois pour aller à l'Edo Museum (qui comme son nom l'indique est un musée, qui montre des objets, et des bâtiments de l'époque d'Edo) et manger dans le seul resto ainu de tout Tokyo, et enfin pour rencontrer un ponte de chez les Ainus à Chiba, une campagne périphérique de Tokyo.

Urakawa-san, Maika-san et nous même, habillés des magnifiques vêtements ainu, décorés de motifs brodés.

Pardonnez moi si je suis un peu rapide, mais j'essaye de faire une petite synthèse, les détails viendront plus tard. Nous avons rencontré Nicolas et ses amis, un français que j'avais contacté par son blog avant de partir, qui vit a Tokyo depuis plusieurs mois. Nous avons interviewé deux de ses amies, des jeunes femmes, qui ont décidé d'embrasser une carrière, chose pas forcément évidente quand on est une femme au Japon.

Yuka-san et Saki sa fille

Nous avons rencontré Yuka-san, une comédienne-danseuse-maman, et sa petite fille Saki, qui nous a invité chez elle, et qui nous elle-même présenté Akiko-san, une mère célibataire, qui a connu des violences domestiques, et qui nous a parlé des lois qui protègent (ou non !) la femme au Japon. Le soir où nous avons mangé chez elle, elle a appelé Mizuki-san, sa collaboratrice-amie-comédienne, à la compagnie AN. Elle lui a raconté que nous dormions dans un capsule hôtel ( une sorte de Formule 1 en France, où vont les japonais qui ont raté leur dernier train, ou reviennent d'une soirée un peu trop arrosée). Apparemment cela a été le mot magique, et Mizuki-san nous a ouvert grand les portes de sa maison.




Mizuki-san

Nous avons donc déménagé nos affaires jusqu'à chez elle pour quatre jours. Là commence le paradis, et la gêne. Nous avons été invités à manger des festins le soir, à boire dans des bars, et malgré notre insistance, on nous a opposé un refus poli mais définitif pour payer la note. Alors comment faire ? Comment rendre ce qu'on ne peut pas rendre ? Nous avons donc donné nos omiage, fait des omiage supplémentaires, écrit des lettres, dessiné, chanté, fait des invitation pour la France, pour pouvoir montrer notre gratitude. Cependant, je me sens toujours assez coupable. Mizuki-san nous a arrangé une entrée gratuite à son spectacle, et nous a introduit auprès de nombreuses personnes, entre autre un professeur d'université très connu qui se trouvait par hasard dans le bar ou j'ai chanté pour nos amis japonais, et qui nous a proposé de l'appeler si nous avions des questions sur l'histoire japonaise. Nous avons aussi rencontrer Marc Rigaudis, un autre professeur d'université, mais français cette fois-ci, qui a travaillé sur l'Ijime au japon. L'Ijime, c'est la persécution d'une personne par la groupe, qui conduit soit à la folie, soit au suicide. Nous avons rencontré du même coup toutes ses étudiantes japonaises, auprès de qui on a eut un succès fou ^^.

Les étudiantes du cours de français de Marc Rigaudis, à la Meiji University

Bref, j'en oublie certainement dans le lot, mais voyez que notre semaine n'a pas été de tout repos, et c'est vrai qu'entre profiter de ce qui nous arrivait et écrire, notre préférence est allé au premier choix. De plus, il faut que je vous le dise, nous avons été suivies par la chance depuis notre arrivée. Nous ne nous sommes pas perdues (à peine), nous n'avons rien perdu (à peine), nous avons attrapé tous nos bus en temps et en heure, nous trouvons toujours un gentil papi pour nous remettre sur le bon chemin quand nous sommes en retard, et perdues. Nous n'avons jusqu'ici pas eu de problème de langue (à peine), et chacune de nos interview était soit en français, soit en anglais, soit avec une traduction en direct, et les gens que nous avons rencontré sont formidables: n'est ce pas cela que l'on appelle la chance ? Ici, on dit RAKI !

Nous avons pris un bus de nuit jeudi soir pour Kyoto, et sommes arrivés hier matin. Pour moi, c'est un peu le creux de la vague, j'ai le coeur serré d'avoir quitté tout nos amis tokyoïtes, et je commence à appréhender un peu Hokkaido. Il faut qu'on revoit nos objectifs à la baisse, et qu'on change notre manière de faire nos reportages. Mes photos ne sont pas encore de très bonnes qualités, et Chloé a eu un peu de mal à trouver le temps de dessiner. Toutes les rencontres que nous faisons, ainsi que les choses nouvelles que nous apprenons tout les jours me font pas mal cogiter, et quand ça cogite dans la tête de Camille...

Mais une fois que nous aurons remis nos pendules à l'heure, l'aventure va reprendre, pas d'inquiétude. Le voyage a démarré, sur la route et dans nos cœurs.

Camille

Le samedi 11 juillet, sur le balcon d'une Guest house, à Kyoto.




Camille

6 commentaires:

  1. Photos à l'appui merci Camille mais je crois que Chloé doit avoir des antécédents asiatiques.!!!

    Vous avez bien raison de vivre ces moments d'accueil si intenses...le reste se fera après, articles , dessins... et tant mieux si le projet évolue, c'est signe que la découverte dépasse vos prévisions...C'est bon signe au contraire.
    VIVEZ VOTRE VINAIGRETTE!
    Bon vent pour Kyoto. Martine

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  2. moi je les trouve belle tes photos, poulette ! hé, ça fait envie en tous cas. veinardes... quelle aventure !

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  3. Merci maman! Ca fait plaisir de recevoir des encouragements!
    Je suis encore en vie, et plutôt en forme... On se pose un peu ici pour préparer Hokkaido, qui va être plus court (le séjour) que prévu. Et oui, on a rallongé Tokyo et ça a un prix...
    Bon, pas grand chose à dire rapidement, on fait plein de rencontres, mais j'ai besoin de savoir un truc! Je t'ai envoyé un mail, regardes le et répond moi vite par le même biais!

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  4. La meilleure façon de remercier ces personnes qui vous ont accueillie reste encore de nous rapporter tous leurs enseignements :)

    Merci à vous deux pour tout ce travaille :)

    Il serait intéressant après le voyage de prévoir un billet sur la scolarité aussi. Tu parles du matin, chercher de quoi manger lorsque les collégiennes battent le pavé (ou un truc du genre), nous sommes en juillet. Ca serait intéressant pour ceux qui ne savent pas de comprendre le comment du pourquoi :)

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  5. Je n'ai pas vu la photo de Marc Rigaudis mais en revanche j'ai vu que vous aviez emmené Nymbus: Yole doit être folle de rage!
    je t'embrasse fort ma Camille
    sofi de Montreuil

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  6. J'aime particulièrement la première photo, l'ambiance est très belle. :) ça doit être enrichissant de découvrir comme ça une autre culture... les gens ont l'air simple (dans le bon sens du terme, c'est à dire qu'ils ne se prennent pas la tête pour rien.)

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